Que représenteront-elles dans des dizaines d’années ?

Renouvelables ou non, toutes les sources servant à la production d’énergie provoquent un impact sur l’environnement. Parfois manifeste, comme c’est le cas des centrales charbon, cet impact peut être plus insidieux pour certaines énergies renouvelables. Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) ont cependant une portée plus importante sur le changement climatique.

 

Les moyens de production : analyse du cycle de vie

 

L’ACV (analyse du cycle de vie) sert à quantifier l’impact environnemental d’un procédé, d’un bien ou d’un service à partir de l’extraction des matières premières le composent, jusqu’à son élimination et en tenant compte des étapes de distribution et d’utilisation. Sur la Base carbone, l’ADEME (Agence de l’environnement et maîtrise de l’énergie) publie les coefficients d’émissions de CO2 des diverses sources produisant de l’électricité. Ces chiffres sont exprimés en gCO2eq par kilowattheure. Les résultats représentent des ordres de grandeur pouvant varier de 10 à 50 % et dépendent de la localisation de l’installation, de sa puissance ou encore de sa technologie. Ces valeurs apportent cependant un éclairage permettant une comparaison entre énergies renouvelables et conventionnelles.

 

L’avenir de l’éolien

 

Considérée comme l’une des productions les moins contaminantes du mix électrique, la filière éolienne implique néanmoins d’importants impacts environnementaux : utilisation des sols, incidence sur la flore et la faune, impacts sur les paysages et nuisances sonores. L’analyse du cycle de vie de ces turbines montre qu’elles n’émettent pas de CO2. Cependant, leur fabrication, mise en œuvre, maintenance, exploitation et fin de vie présentent un bilan carbone à prendre en considération. L’empreinte de la filière est évaluée par l’ADEME à 12,7g CO2eq/kWh, avec une marge d’erreur, en fonction de variables telles que la localisation ou la technologie (on ou off-shore), de l’ordre de 50 %. Ces chiffres sont à comparer avec ceux du taux moyen du mix énergétique qui s’élève en France à 82g CO2eq/kWh.

 

L’avenir du photovoltaïque

 

Le développement et l’avenir du photovoltaïque sont l’un des piliers de la transition énergétique. Cependant, il n’est pas exonéré de produire des impacts sur l’environnement. Ceux-ci sont notamment liés à l’occupation des sols et à l’utilisation de matériaux rares demandant une extraction produisant parfois un taux important de CO2. En outre, les complexes processus de fabrication représentent une empreinte carbone non dédaignable. L’ADEME évalue celle du photovoltaïque à 55g CO2eq/kWh.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*