Sont-elles fiables ?

Les nouvelles énergies renouvelables sont-elles fiables ?

Les alertes sur les impacts que notre comportement et notre consommation ont sur notre environnement se font de plus en plus nombreuses et inquiétantes. Dans le cadre des accords internationaux, l’objectif fixé est de limiter le réchauffement de la planète à +2°C. Bien que nombre d’experts affirment qu’il est déjà trop tard pour atteindre cet objectif, il reste primordial d’agir, collectivement et individuellement, pour protéger notre environnement.

 

Un axe d’amélioration important est celui des nouvelles énergies renouvelables qui ont l’immense potentiel d’être, comme leur nom l’indique, inépuisables. La recherche dans ce domaine ne cesse de proposer des solutions proposant plus d’efficacité et plus de fiabilité.

A commencer par les énergies éolienne et solaire, qui ne rejettent pas de CO2 durant le cycle de vie des installations. Le gouvernement français mise ainsi beaucoup sur le développement de l’éolien. Cependant, leur fiabilité reste problématique : on estime que l’éolien peut produire de l’électricité 30% du temps. Pour le solaire, on tombe à 15%. En outre, l’éolien est critiqué pour son impact au niveau paysager, tandis que le solaire produit davantage en été alors que le pic de consommation d’électricité est en hiver. Ainsi, le manque de fiabilité de ces deux solutions réside aussi dans l’impossibilité de stocker la surproduction d’électricité.

 

L’énergie hydraulique, quant à elle, est depuis longtemps en pleine expansion. Le potentiel des courants est important. Les installations hydrauliques en mer ont l’avantage de ne pas empiéter sur des terres arables ou constructibles, mais elles peuvent avoir un impact sur l’environnement marin : les poissons et mammifères marins, en particulier, peuvent être perturbés par l’installation d’hydroliennes. Les barrages hydroélectriques, en revanche, ont un impact important sur leur environnement, tant au niveau paysager que pour les écosystèmes.

 

Un potentiel important réside également dans l’utilisation de la chaleur de la terre : la géothermie, qui permet de produire de la chaleur ou de l’électricité, selon l’installation. Cette technologie est cependant toujours en développement et n’est pas aussi fiable que l’éolien ou le solaire.

 

Enfin, une des nouvelles solutions développées est la biomasse, c’est-à-dire la récupération de déchets organiques qui passent ensuite par un procédé de combustion. La biomasse a l’avantage de pouvoir être transformée en énergie sur l’ensemble du territoire et de ne pas produire de CO2 durant le cycle de vie de l’installation. Néanmoins, l’apport de volumes de biomasse importants sur le site de production est problématique. En outre, l’installation tend à empiéter sur des terres arables ou constructibles.

 

Ainsi, on comprend que les nouvelles énergies renouvelables sont en plein développement de par leur potentiel non-polluant. Néanmoins, leur fiabilité reste à être renforcée, tant au niveau de la constance de production qu’au niveau de l’impact de ces technologies sur leur environnement.

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